Dominique Isserman

l’intimite douce, le portrait sur le temps long.

Lorsque l’on s’intéresse à la photo de famille on a cette tendance à regarder le travail des autres photographes dits de famille. (Sally Mann, Emmet Gowin, Nicholas Nixon , tous magnifiques artistes)

Encore plus intéressant, à mon sens c’est de regarder ailleurs, le travail des photographes de l’intime, ou celui où la mise en scène de personnes dans un espace donné est primordial.

On découvre assez vite que la rigueur de la construction permet un résultat intemporel, esthétique, parfaitement adapté au portrait de famille. A contrario de l’instantané familial, qui a largement cours actuellement. Construire une image, c’est valoriser la place de l’intimité, sans tout dévoiler pour autant.

Dominique Issermann a le génie de cette démarche.  Ses constructions rigoureuses mettent en lumière les personnages photographiés dans une intimité douce.

Ses cadrages volontaires, la proximité avec ses modèles, donnent une sensation de présence physique que j’aime particulièrement.

Et que dire de cette chance inouïe qu’elle a eu de pouvoir photographier certains de ses modèles sur 10 ans ou plus.

portrait de Leonard Cohen en noir et blanc